Mes dix bonnes résolutions pour 2019
- André Touboul

- 8 janv. 2019
- 3 min de lecture

C’est promis, en 2019 :
Je ne prendrais plus comme vrai un fait véhiculé par les médias, sans me demander quelles en sont les arrières pensées, car les faits n’existent pas à l’état brut, ils sont choisis et présentés dans une intention qu’il est impératif de démasquer avant de les avaler. Il ne s’agit pas d’enfourcher le vélocipède exterminateur des faits alternatifs, ni de douter de tout bien que Descartes nous l’ait enseigné, il conviendra simplement de se demander qui parle, d’où il s’exprime et pourquoi.
Je ne répéterai jamais comme évident un jugement sans lui faire subir le même sort que les faits, mais en outre je m’interrogerai sur les buts poursuivi, les tenants et les aboutissants et en vertu de quelle idéologie il a été formulé. Bref, j’essayerai de ne pas prendre les vessies pour des lanternes.
Quand il me viendra, l’envie irrépressible de râler contre une loi ou d’y applaudir je me demanderai de qui elle sert les intérêts, quelle est sa part de mensonge dans les buts qu’elle prétend poursuivre, et aussi quelle est celle de vérité. Mais surtout je chercherai si elle ne va pas se retourner par un effet pervers contre ses propres fins.
Je me demanderai si l’on ne me trompe pas quand on me parle d’égalité comme d’une nécessité absolue, alors que ce qui importe c’est l’équité. Je me souviendrai que l’équité, c’est l’égalité des chances et des droits, mais que l’égalité non méritée est inique.
Je serai très circonspect quand on me présentera tout changement comme une avancée sans justifier vers quoi.
J’y regarderai à deux fois avant de considérer que tout ce que décident les juges est juste et bon. Je ne cesserai pas de croire en la Justice, mais je me défierai des juges partisans.
Je respecterai les limitations de vitesse, et m’abstiendrai d’alcool et autres substances qui troublent l’esprit, avant de prendre le volant, pas pour faire plaisir aux ayatollahs qui nous gouvernent, mais par respect de la vie d’autrui, et c’est aussi important que ce qui précède, je serai prudent pour deux.
Je cesserai de considérer ma voiture comme un char d’assaut, comme une extension de ma personnalité, et tenterai de cesser, autant que possible, d’insulter (intérieurement) mes frères et sœurs automobilistes. A cet effet, je me souviendrai de la courtoisie des cyclistes qui sans se connaître se saluent quand ils se croisent. Mais que l’on ne s’y trompe pas, je serai prêt à enfiler un gilet, si l’on veut me priver de ce moyen de transport vital qu’est mon automobile.
Je me promets d’aller voter, à la condition toutefois que les élections ne soient pas truquées par des manigances médiatico-judiciaires. Mais à la réflexion, même dans ce cas, j’irai car le risque qu’advienne de regrettables événements n’est plus exclu.
Je m’engage, enfin, solennellement à protester contre ceux qui dévoient la démocratie au prétexte de la défendre, et à cet égard je n’accepterai pas l’inacceptable. Je n’accepterai pas la tyrannie de la rue, relayée par des médias complaisants. Je prendrai les imprécations d’une foule haineuse pour ce qu’elles sont, et si quand je vomis ceux qui vocifèrent contre l’Etat de droit et se prennent pour le peuple souverain, je rejoins Macron, c’est que cette fois, il aura eu raison, car on peut comme Victor Hugo aimer le peuple et honnir la populace.
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