La loi anticasseurs est-elle liberticide ?
- André Touboul

- 31 janv. 2019
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Certains élus comme Charles de Courson crient au charron, en s’indignant que l’autorité administrative, c’est à dire le Préfet puisse restreindre la liberté de mouvement de supposés casseurs, ceci sans une autorisation judiciaire.
La réserve serait recevable s’il existait une vraie différence entre le Juge et le Préfet. En théorie, la seule est le temps nécessaire à franchir l’échelon supplémentaire.
Les Préfets ne prennent pas de décisions sans dossier, et c’est le même qui est fourni au Juge.
Le Préfet serait-il suspect de prendre des décisions politiques, alors que le Juge en serait exempt ?
On constate que dans le monde réel, c’est l’inverse. Les Préfets sont beaucoup plus concrets et objectifs que certains magistrats qui noyautés par le Syndicat de la Magistrature fait plus de politique que de justice.
Il y a belle lurette que les Préfets n’obéissent plus aux politiques. Ils sont les permanents du pouvoir républicain, en ont conscience et leur unique religion est celle du sens de l’Etat.
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