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De l’art de prendre de mauvaises décisions

12 déc. 2019
2 min de lecture

Si les Français ne veulent pas que leur système social soit raboté à coups d'osthyveln (raclettes à fromage),comme cela a été le cas en Suède, ils devraient défiler dans les rues en demandant que l’on se calme et que l’on parle posément de choses sérieuses. Car le sujet est d’importance majeure. Il est au cœur de la gestion de notre société. En effet, si l’on ne vit pas en ne pensant qu’à sa retraite, nul n’engage son avenir sans y songer.


Casser le mobilier urbain relève de la scène de ménage et pas du management. Quiconque a été marié ou a vécu en couple, sait que la mauvaise foi préside aux affrontements domestiques, et qu’il n’en résulte que de mauvaises décisions.


Un peuple adulte devrait exiger que ses représentants cessent de se quereller et discutent de bonne foi.


Car c’est la stratégie inverse que l’on constate. Les acteurs en présence sont persuadés que seule la force paie. On chercherait en vain une argumentation sensée dans le brouhaha de la surenchère jusque-boutiste.


D’un côté, on ne cesse de répéter que seule la force, et même la violence paie, en invoquant l’exemple des Gilets jaunes, dont ils ont préempté le slogan : on ne lâchera rien. Les syndicats parlent d’autant plus fort qu’ils ne représentent qu’eux-mêmes, et s’arc-boutent sur des exigences absurdes, car elles défient à la fois le bon sens et les réalités.


De l’autre, au Gouvernement on se veut droit dans ses bottes. Les technocrates arrogants y font semblant d’écouter la population, mais on voit bien que c’est pour la forme, et qu’ils ne changeront rien à leurs projets élaborés entre eux et qui sont les meilleurs puisque ils sont les plus intelligents.


Comme toujours, la sortie de crise surviendra par fatigue générale, sans que l’on comprenne pourquoi, et il en découlera des décisions totalement irrationnelles dont personne n’aurait voulu dans une négociation raisonnable.

 
 
 

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