A mots ouverts
- André Touboul

- 18 mars 2020
- 2 min de lecture

Les éditorialistes se sont pratiquement tous transformés en caricaturistes, en satiristes, en polémistes. Ces différentes fonctions sont utiles voire nécessaires à une Presse vivante et vigoureuse. Mais ces diverses disciplines s’adressent à l’émotion, leurs instruments sont le rire, la colère ou la peur. L’éditorial est censé apporter une réflexion. Les Jean-François Revel, les Georges Suffert étaient des éditorialistes, leur espèce n’est pas en voie de disparition, elle a disparu.
L’irrespect des valeurs républicaines joue aujourd’hui dans les médias le rôle du dérèglement climatique.
Notre pays, connu et vanté pour son climat tempéré, est désormais le lieu de tempêtes dans un dé à coudre. Une surenchère par laquelle chacun tente de rafler de l’audience pour quelques euros de plus.
Dans la situation d'urgence absolue où l'on se trouve, les médias devraient laisser les couteaux au vestiaire, et s'employer à appeler à plus de responsabilité ; les critiques seront pour plus tard.
Hélas, mis à part les professionnels de santé qui, au moins, parlent de ce qu’ils connaissent, les autres intervenants sont effondrants de bêtise, colportant les lieux communs dignes du café du Commerce, quand ils devraient s’employer à mobiliser les Français, pour qu’ils restent …immobiles et obéissent aux consignes des pouvoirs publics.
Il n'est pas surprenant que les indignes, tels Edwy Plenel en profitent pour pousser leurs pions, en se félicitant de ce virus "révolutionnaire" qui fait chuter la Bourse ; ils imaginent que l'on ne voit pas qu'ils tentent de saborder le navire France, il faudra s’en souvenir le moment venu. Quant à Ségolène Royal, dévorée par une ambition ridicule, elle perd encore une fois l'occasion de se taire. La palme de l'indécence revient à Agnès Buzyn qui mortifiée de son échec à Paris lance des pétards mouillés contre le gouvernement auquel elle a participé.
Dans cette cacophonie où les politiques et les médiâtres tentent de tirer la couverture à eux, la population a quelque difficulté à respecter les règles de prudence sanitaire.
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