Crève boomer ? Non, un nouveau baby-boom !
- André Touboul

- 18 mars 2020
- 1 min de lecture

On se sentait déjà de trop, à 70 ans passés. La réforme des retraites montrait bien que l'on nous reprochait le pain que nous mangions. Soudain, venu de Chine, un virus confirmait qu'il était temps de partir, car chaque matin, chaque soir, à toute heure, on nous affirmait que nous étions une population de choix pour une maladie mortelle.
Déjà, quand nous tentions de donner notre avis sur le réchauffement climatique, on nous intimait de nous taire : OK, boomer !
Cela voulait dire que nous, soixante-huitards, les baby-boomers, étions responsables de l'explosion démographique sur la planète, de l'émergence économique des pays jadis sous-développés, et, à entendre ces enfants gâtés, de tout ce qui pose problème aujourd'hui.
Il est vrai que nous n'avons même pas eu le courage de faire une troisième guerre mondiale, préférant laisser émerger des pays qui jusque là avaient eu le bon goût de stagner dans la pauvreté.
Le pire de nos cauchemars est la figure sévère de la petite hyène Tunberg, qui désormais doit rayonner de bonheur, puisque le Monde entier est à l'arrêt, et que, cerise sur le gâteau, les vieux vont être décimés. On l'entend vociférer : Crève boomer !
Pour contredire cette fille haineuse, dès que le virus sera vaincu, les boomers prendront leur part à une reprise économique sans précédent, dans une débauche de CO2. Cette perspective les fera tenir. Peut-être, d’ailleurs, assistera-t-on, du fait du confinement à un nouveau baby boom. Il faut l’espérer, car les nourrissons d’après guerre n’ont pas été pour rien dans l’essor économique des Trente glorieuses.
*
Commentaires