top of page

L’impôt coronavirus, retour de l'impôt roi

  • Photo du rédacteur: André Touboul
    André Touboul
  • 18 mars 2020
  • 2 min de lecture

La polémique sur le maintien du premier tour des élections municipales est typique des débats auxquels les commentateurs adorent se livrer, mais qui n’ont aucune consistance, et dissimulent les vraies questions.


Quand on doit décider d’annuler un événement, on peut songer aux inconvénients d’une telle décision, mais le plus important est de mesurer les avantages d’un report.


En l’espèce quels étaient les avantages d’une annulation ?

Sur le plan sanitaire, ils étaient nuls, eu égard aux précautions prises, ceux qui ont voté l’ont constaté.

Sur le plan politique, seul Emmanuel Macron aurait pu espérer tirer un bénéfice du report d’un scrutin qui s’annonçait défavorable pour son parti.

Sur les 36.000 communes de France, 30.124 ont élu un conseil municipal complet, et ne nécessitent pas de second tour.


Alors, pourquoi ces incantations hystériques pour fustiger le maintien, qui ont touchés bien de beaux esprits qui font de l'autoallumage ?


Pour répondre à cette question où se cachent bien des arrières pensées, il faut observer que les émigrés de l’idéologie marxiste, croient le moment favorable pour monter au créneau. Tels Serge July, revenus de l’ancien Monde avec armes et bagages, sans avoir rien appris, ni rien oublié, ils prophétisent un « coup de barre à gauche ». leur obsession : mettre un terme au rêve macronien, d'autre chose.


Il faudrait continuer à penser avec eux en termes de godille entre fausse droite et vraie gauche collectiviste et refuser de voir que notre pays est en réalité divisé entre ceux qui sont garantis à vie par l’Etat et le peuple des précaires. Il faudrait refuser d’admettre que les privilèges des uns sont une injure à l’insécurité économique et culturelle des autres.


Ce qu’ils nous proposent, n’est rien d’autres que continuer à mentir au peuple en prétendant que la solution est d’étendre la protection sociale absolue à tous, sans dire comment et par qui elle sera payée.


Il faut dire que pour ces braves gens, la solution est toute trouvée, elle s’appelle « l’impôt coronavirus ». Il serait bien improbable que l’Etat se prive de ce prétexte, mais son efficacité sera limitée, car au-delà d’un montant relativement faible, l’économie déjà moribonde finira d’agoniser.


Ainsi derrière la cohorte de ceux qui donnent des leçons d'indignation, la stratégie est là, il ne s'agit rien moins que de prêcher un retour aux concepts marxistes du 20ème siècle, toujours plus de redistribution.

Avec les mêmes conséquences : toujours plus d'assistés et moins en moins de production.


Les efforts collectifs d'après guerre étant consentis, il est donc peu probable que se produise ce bond en avant vers le passé. Au contraire, c'est à une mondialisation mieux maîtrisée que l'on assistera. Et comme dans tous les après-guerre, il se produira nécessairement un boom économique. La pandémie du covid-19 aura une fois de plus montré que nous vivons tous sur la même planète, et que la seule justice sociale possible est de produire encore plus de richesses pour les mieux répartir, non pas dans le cadre d’un seul pays, mais sur l’ensemble du globe... c’est à dire par la mondialisation.


*









 
 
 

Commentaires


bottom of page