De la cuisson des carottes, et autres plantes légumineuses ou fourragères
- il y a 2 jours
- 4 min de lecture

Voici venir le temps du salon de l’agriculture, sans nos chers bovins, absents excusés, mais avec métaphores méthapores maraîchères, de longue date riches de sens.
L’expression est ancienne et son origine incertaine. Elle a été utilisée la veille du Débarquement de juin 44 dans un des messages de la BBC : « les carottes sont cuites, je répète, les carottes sont cuites ». Il fallait comprendre que tout était fichu, et que c’était pour les occupants nazis.
Les carottes sont cuites ! Cette expression illustre l’actualité à bien des égards.
On peut résumer ainsi le prochain livre de Houellebecq intitulé Combats toujours perdus. Dans sa veine résolument pessimiste, l’auteur, multi-primé et même goncourisé, constate et prophétise le déclin et la fin de l’Occident, conçu comme une civilisation dont il subsistera au mieux quelques éléments épars pour meubler un futur incertain. Comment lui donner tort quand on regarde autour de soi ?
La perspective la plus marquante que nos députés nous préparent est celle d’être « éligible ». A quoi ? Pas aux présidentielles, mais à mourir. L’euthanasie pour tous ? Mais qui a envie de vivre dans le monde qui vient, et se trouve déjà devenu invivable par la pire des pollutions, celle de la bêtise…plutôt aller au plus vite sucer les pissentils par la racine. C’est bête comme chou.
Confondantes de dégoût, les diverses relations du pas regretté Jeffrey Epstein. Leurs carottes sont archi-cuites, quelle que soit leur proximité avec lui, ils sont tous à mettre dans le même sac à provision. Une pomme pourrie gâte tout le cabas. Pour Andrew, le fils cadet de la Reine Elisabeth, qui a un pois chiche dans la tête et une asperge dans le caleçon, c’est le pannier à salade et la garde à vue. Le m’as-tu-vu français Mister Lang, a de plus en plus l’air d’un gland. Le Gotha européen a des allures de Golgotha où les grosses légumes sont ébouillantées. Jusqu’à Donald Trump, rubicon comme une tomate, qui croyait pouvoir noyer le poison de sa propre implication avec le financier pédo-criminel dans un océan de boue, mais dont il semble que les carottes soient rapées. Le Président américain a fait chou blanc au Groenland, et la Cour Suprême, pourtant à majorité conservatrice, a retoqué ses droits de douanes punitifs.
Les carottes ont la réputation de rendre aimable, mais celles bouillies par les Mollahs sanguinaires les ont révélés pour ce qu’ils sont… et là, les qualificatifs nous manquent, car, avec eux, c’est plus le bâton que la carotte.
Pendant ce temps Emmanuel Macron, complètement blet à force de raconter des salades, fait poireauter jusqu’en 2027 les Français qui en ont gros sur la patate à force de se faire carotter par le fisc.
En France, encore, les carottes de l’extrême gauche LFI ont été bien cuisinées par ses nervis meurtriers à Lyon. Les bœufs-carottes de l’IGPN à qui ils répètent à longueur de temps que la police tue, les regardent goguenards. Mélenchon, dont la ratatouille est à vomir, revendique ces milices selon son cœur, et utilise la recette bien connue de l’inversion des rôles… et des mots.
On le qualifie d’extrémiste, mais la réalité est autre. La mort du jeune Quentin n’est pas un accident, elle était voulue par ses agresseurs, et que l’on ne s’y trompe pas, elle l’était également par les commanditaires qui désormais utilisent une stratégie, au-delà de l’intimidation, celle de la terreur.
Trotsky n’est plus le modèle, les maîtres à penser sont les Frères Musulmans, dont l’organisation est interdite pour terrorisme dans presque tous les pays arabes. Raphaël Arnault, dont J-L Mélenchon est si fier, a été élu, et son adversaire a déménagé du fait des menaces de passer à la casserole. L’importation du conflit moyen-oriental par LFI ne se limite pas à l’antisémitisme, elle porte aussi sur les méthodes. Le terrorisme d’extrême gauche n’est pas destiné à effrayer les pseudo-fascistes qui en ont autant à son service, il s’adresse aux bourgeois. Quentin était catholique. On peut prévoir qu’il ne ne sera pas le dernier à servir d’exemple. Le procédé, cependant, a toujours été perdant, et sauf en Russie où il n’y avait pas de bourgeoisie qui aurait pu prendre peur, c’est la droite extrême qui en a récolté les fruits.
Bien mijotées également les carottes de la gauche PS qui, à quelques exceptions près, sauvent un honneur bien compromis, peine à se désolidariser des LFI dont ils feignent de ne pas voir la dérive terroriste. On en vient à regretter la gauche-caviar, car lorsqu’elle cède à l’ignominie des séides de Mélenchon, la gauche-dégueulasse renoue avec celle qui a élu et secondé Pétain sous l’Occupation. C’est la recette des carottes Vichy, de Laval, Déat et autres Doriot… à laquelle, il est vrai que Mitterrand y a aussi goûté.
Saisies à point. Ce sont, enfin, les carottes des journalistes qualifiant à qui mieux mieux le jeune Quentin de militant d’extrême droite, alors qu’ils n’ont jamais désigné le jeune Naël comme délinquant. On le dit Outre-Atlantique certaines vies « does not matter ». Les combats se perdent d’abord dans le vocabulaire. A cet égard, Houellebecq a raison, celui de l’honneur de la démocratie est perdu. Oui, vraiment, quand les carottes ont cuites, c’est la fin des haricots.
Commentaires