Il se voulait Rintintin, il finit Rantanplan… caricature, âmes sensibles s’abstenir
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Attention, ici caricature, âmes sensibles s’abstenir.
Il ne s’agit que d’une comparaison psychologique, et elle suppose que l’on connaisse les tempéraments de ces deux amis de l’homme que sont les fidèles compagnons respectifs du jeune Rusty de la série télé succès des années 50 et de l’inégalable héros de bande dessinée Lucky Luke.
Rintintin, vedette canine de 164 épisodes d’aventures dans le Grand Ouest américain, était néanmoins français, car né en Meurthe-et-Moselle. Il était d’une intelligence hors du commun et d’un courage exemplaire qu’il mettait au service de son jeune maître soldat de la cavalerie US. Ses capacités étaient exceptionnelles. Darryl Zanuck, le célébre producteur l’embaucha pour plusieurs films après l’avoir vu sauter plus de quatre mètres pour franchir une palissade. Le sommet de sa gloire, il y parvint avec la série « Les aventures de Rintintin », le sauveur qui arrive toujours à temps.
De son côté, Rantanplan est un héros de fiction, né en 1962 du crayon de Morris et de l’humour de Goscinny. On apprend en lisant sa biographie qu’il est une parodie de Rantanplan. Il a pour principale caractéristique de suivre jusqu’à l’absurde des idées qui lui paraissent bonnes et produisent l’effet inverse. Godiche, « plus bête que son ombre », il arrive très souvent à aider involontairement (et parfois volontairement) les personnages de la bande dessinée ; parfois Lucky Luke, mais plus fréquemment les forçats Dalton, et particulièrement le bandit nigaud Arevell Dalton.
Vanté comme une intelligence supérieure, et de capacités hors du commun Emmanuel Macron était le personnage le plus prometteur de sa génération, il ne sautait pas à travers les flammes, mais son projet ignifugé était un Monde Nouveau, une nouvelle manière de faire de la politique, et de gouverner. Bref, il était le caractère, comme on dit au cinéma, qui allait sauver la France, aussi sûrement que Rintintin sauvait le jeune Rusty à la fin de chaque aventure.
Hélas, et c’est là où la réalité rejoint la fiction, il se rêvait Rintintin, il se révéla Rantanplan. Délibérément ou par accident, notre Président se complait à aider par ses gaffes ceux qu’il voudrait combattre. Ainsi, on l’a entendu évoquer l’envoi de troupes au sol en Ukraine, provoquant l’effroi et la désapprobation générale, à la grande satisfaction du Président Poutine.
Plus récemment, le voilà qui déclare que le conflit en Iran « n’est pas notre guerre », mais dépêche sur les lieux l’unique porte-avions français, et une tripotée de Rafales. Il ne comprend pas que l’on ne choisit pas toutes les guerres que l’on doit faire.
Les intentions de Rantanplan sont toujours louables, et c’est pourquoi il entraine dans ses ratages les bonnes volontés dont les motivations sont parfois singulières. Par exemple, le ralliement de Starmer au refus de suivre, comme d’habitude, les Américains tient plus à l’absence de marine britannique qu’à des questions brumeuses de principe.
L’arrogance que l’on prête à Macron, Rantanplan n’en est pas exempt quand on le voit arborant, fièrement mais sans droit ni titre, une étoile de sheriff, représentant de la loi, un loi dont il a une interprétation très personnelle.
Face aux performances admirables de Rintintin, le malheureux Rantanplan loupe tout, car il surestime ses capacités. Il est l’adepte du « en même temps », mais son « quoiqu’il en coûte » ne parvient seulement qu’à « cramer la caisse ». Prince de la maladresse, le Président Rantanplan dissout l’Assemblée Nationale pour gouverner plus à l’aise et se retrouve avec une Chambre ingouvernable. Rêvant de finir en beauté son second et dernier mandat, il en est réduit à tout brader pour durer… sa réforme des retraites et les finances publiques, mais surtout il pulvérise les partis modérés dits de gouvernement, rendant presque inévitable l’avénement des extrêmes.
Rantanplan a des éclairs de génie qui tournent à la catastrophe. Quand on interroge ChatGPT sur la question voici sa réponse : « Si on cherche absolument un point commun, on pourrait dire que tous les deux peuvent être perçus comme « décalés » dans leur environnement :
Rantanplan parce qu’il ne comprend jamais vraiment ce qui se passe,
Macron parce que certains lui reprochent d’être parfois en décalage avec une partie de la population. »
On reconnaît bien là la prudence de l’IA, car le « décalage », n’est pas chez Macron un accident, c’est un mode de pensée, une façon d’être. Comme Rantanplan, il est persuadé d’avoir raison avant tout les autres, et de voir tout ce que personne n’a vu. Comme Rantanplan, il rate ses plans.
Il reste treize mois à Macron pour faire ses cartons, et le monde politique national et international tout autant qu’un grand nombre de Français, tend le dos, en se demandant quelles monumentales balourdises il leur réserve. Pour ne décevoir personne, le Président Rantanplan, qui n’aime rien tant que parler anglais, se met soudain à parler arabe, et traite de « mabouls » ceux qui voudraient que la France s’affranchisse de sa soumission au régime algérien. Désorientés les commentateurs bien informés déclarent qu’il pense à 2032, bien que l’intéressé affirme qu’il ne fera plus de politique après 2027. On peut se demander si Macron ne joue pas délibérément le Rantanplan, misant sur ce personnage qui est attendrissant de maladresse, convaincu de ce que les Français ont toujours eu un fond de sympathie pour les perdants, et certain que sa côte remontera quand il aura quitté l’Elysée.
Povre Rantanplan...Le comparer au minus... Lui en tous cas, était drôle ! 😅🤣😂