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Les jeux sont faits

  • il y a 2 jours
  • 3 min de lecture




Certes, on ne sait pas ce qui résultera de l’élimination du Guide suprême Khamenei par l’action conjuguée des Etats-Unis et d’Israël, mais ce dont on peut être certain, c’est qu’il ne pouvait rien advenir de bon de son maintien au pouvoir.


Bien entendu, on entend les admonestations des grands défenseurs du droit international qui ont effacé le 7 octobre 2023, et regardent ailleurs quand les proxis de l’Iran attaquent « l’entité sioniste » pour bien montrer qu’ils dénient à Israël le droit d’exister en tant qu’Etat, et aux Juifs le droit simplement de vivre.  Du fait des Mollahs, les Juifs d’Israël et d’ailleurs sont en état permanent de légitime défense.


Ils le sont, vis-à-vis des Mollahs et de leur prêche  mortifère, et non du peuple iranien avec lequel leurs relations ont été les meilleures, avant que ne s’installe la théocratie à Téhéran. Ceci explique que les services de renseignements israéliens aient autant de facilité à opérer en Iran.


Le peuple iranien fait penser à celui du Cambodge, le plus aimable du monde qui a connu la dictature des Khmères rouges, la plus sanguinaire de mémoire d’être humain. Cultivé, profondément pacifique, le doux peuple iranien, est  victime de sa propre patience qui l’a fait tolérer les fatwas d’une caste de fous de Dieu, lesquels comme les tyrans façon Pol Pot massacrent leur propre peuple pour lui apprendre à vivre. C’est une intervention étrangère, celle des Vietnamiens qui en 1979 a libéré la population cambodgienne de la dictature Khmère rouge.


On s’interroge sur les buts de guerre de Trump. On les dit flous et incertains. Ils sont pourtant clairs. Promoteur des accords d’Abraham en 2020, qui par la stabilité de la région assurerait aux Etats-Unis le contrôle de plus de la moitié du pétrole mondial, le Président américain, entend éliminer le régime des Mollahs. C’est, en effet lui qui a voulu torpiller ces accords en déchaînant les fureurs du Hamas. Cette même politique de l’énergie lui a dicté l’opération Maduro au Vénézuéla.


Ceux qui croient en la justice immanente verront dans le déluge de fer et de feu que connait l’Iran, le paiement de la facture consécutive à la vilenie des héritiers de Khomeini, l’ancien pensionnaire de Neauphle-le-château.  D’autres décèleront les prémices d’un nouvel ordre mondial placé sous le signe des rapports de force. Personne ne regrettera le temps du terrorisme dont l’Iran était le maître d’orchestre.


Le danger de la prolifération nucléaire est porté à son paroxysme quand il s’agit d’un Etat théocratique. Parmi toutes les idéologies, celle de la religion, qui promet la félicité dans l’Au-delà et sanctifie la mort en martyr, est la plus susceptible de conduire à l’Apocalypse nucléaire.


On parle de la civilisation millénaire de la Perse, mais les Ayatolahs l’ont remplacée par une dictature bornée qui, comme l’Afghanistan et à la différence de la plupart des autres pays musulmans, refuse toute évolution vers le monde moderne.


Certes, les dirigeants iraniens ont montré une efficacité certaine dans le registre de la nuisance.  On les dit fins négociateurs, héritiers des inventeurs du jeu d’échec, mais ils ne sont que retors et fourbes.


La Mollahrchie  a montré son état de panique en attaquant les Etats pétroliers du Golfe qui sont aussi le coffre-fort du Moyen Orient. Quand on tire sur un banquier, cela s’appelle un holdup, et même les frères Dalton n’auraient pas eu l’idée sotte de braquer la banque où ils déposent leurs économies. Inévitablement, les avoirs des Pasdarans et Mollahs, argent au demeurant volé au peuple d’Iran, ont été bloqués. Là, se trouve, sans doute, la solution la plus efficace pour que se produise à Téhéran la chute d’un régime aussi tyranique que prévaricateur. Les bombardements israélo-américains ne sont pas inutiles pour autant, ils aideront les cadres du régime à s’en désolidariser. Le bons sens le leur commande, car pour bien montrer qu’il ne faiblira pas, Trump dépêche un troisième porte-avions vers la Méditerranée. Qu’on se le dise : les jeux sont faits.


Entre temps, le petit monde médiatique occidental s’émeut du prix du litre à la pompe. Les agioteurs profitent de la volatilité des cours de Bourse. On agite le spectre de l’enlisement et de la sale guerre. On convoque les images du chaos irakien, libyen, ou même syrien. On parle d’embrasement régional et de vagues d’attentats. Tout un chacun se mobilise pour faire trembler les carcasses. C’est la cour du roi Pétoche, que comme l’a fait Aragon dans un poème célèbre,  j’écris dans un pays dévasté, on fera rimer avec « fantoches » le qualificatif qui va si bien aux Gardiens de la Révolution.




 
 
 

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