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Mélenchon, Epstein, Von der Leyen… ces funestes figures qui caricaturent l’époque

  • 28 févr.
  • 5 min de lecture





Les temps sont difficiles, chantait Léo Ferré. Lorsque l’on cherche des précédents historiques à la conjoncture politique, on est renvoyé aux Années trente  durant lesquelles se préparait la seconde guerre mondiale. C’est l’éternel retour des lâchetés coupables annonciatrices des tragédies majeures.


On ne devrait pas se réjouir de la résurgence de la guerre, mais il est impossible de ne pas être rassuré par le fait que le régime tyrannique qui règne en Iran, soit enfin traité comme il le mérite. Par la force, lui qui en a tant usé. Les Ayatollahs ont fait du viel empire perse à la civilisation millénaire, la matrice de l’Islamisme fanatique, le commanditaire des attentats terroristes, et le marionnettiste agitateur de proxis tels que le Hamas, le Hezbollah et les Houthis, dont le projet politique majeur est de génocider le peuple Juif, en détruisant Israël, le qualifiant d’entité pour lui dénier le statut d’Etat.


Dans ce combat sanitaire, l’Europe est, une fois de plus absente.


L’Union des 27 ne peut mieux être représentée que par Ursula Von der Leyen, la femme invisible. Pitoyable en quémandant des tarifs de Trump qui ne prend pas la peine d’interrompre sa partie de golf. Arrogante, vis-à-vis de la France opposée au MERCOSUR, mais dont l’Allemagne se réjouit de la mise en vigueur anticipée, approfondissant sa rupture avec Paris. La présidente de la Commission choisit sans vergogne le camp de sa nationalité. A Berlin, on ne doute de rien : pas d’avion du futur, rapprochement avec l’Italie, exigence de partage du nucléaire français…


Plus que les cyber-attaques russes, les coups de boutoirs de Trump, c’est Mme Von der Leyen qui risque de précipiter le démantèlement de l’Union Européenne. Elle la fragilise dans ce qu’elle a de plus solide, sa cohérence économique. La campagne électorale présidentielle française verra sans doute la déroute des européistes, dont les arguments sont de moins en moins recevables. La médiocrité de Von der Leyen ne permet pas de faire progresser l’Union dans les difficultés, comme l’institution l’a fait jusqu’ici, elle concourt au contraire à son affaissement. L’impondérable présidente de la Commission est, hélas, très représentative de l’état de l’Union Européenne qui ne pèse plus rien et peine à justifier de sa nécessité, voire de sa simple utilité.


En France, la figure caricaturale dominante n’est pas celle du Président qui s’en va, mais celle du patron de l’extrême gauche, qui, malgré son âge, menace l’avenir du pays.


A propos de Mélenchon, on constate le fait qu’il est la personnalité politique la plus rejetée, mais… car, il y a toujours un mais.


Mais, il est d’usage de dire qu’il a un réel talent d’orateur et une belle culture classique. On peut néanmoins ne pas en convenir. Si l’on est, ni sensible à ses prestations de clown triste, ni à la réthorique approximative du personnage. Le fait que dans ses standup, il emballe des salles entières sur des propos délirants et nauséabonds ne démontre qu’une seule chose  : il s’adresse à un auditoire de convaincus dont le sens critique est asymptotique de zéro.


Plus surprenante est l’indulgence que les professionnels du commentaire manifestent à l’égard de cet admirateur du régime vénézuélien.


On lui décerne un brevet de culture. Elle est attestée par l’obtention du CAPES de lettres modernes qui lui a permis d’enseigner le français dans un lycée technique à Lons-le-Saunier. On est loin de Normale Sup, de Khâgne ou même d’hypo-Khâgne. De fait, c’est un apparatchik du Parti socialiste qui a appris à parler de haut aux minus habens, et à en imposer avec un vernis assez rudimentaire.


Certains vont jusqu’à dire que son art consiste à présenter des idées abjectes en les rendant acceptables. La vérité est que cela n’est effectif que pour des gens qui n’ont pas d’odorat, ou qui préfèrent se boucher le nez pour ne pas admettre qu’il pue, le bougre.


Après avoir rusé, avec des ficelles dignes de la Comedia del Arte, sur l’antisémitisme, en le pratiquant tout en s’en défendant, le voilà qui est pris en flagrant délit de plaisanter sur la prononciation du nom Epstein. Jean-Marie Le Pen n’aurait pas dit mieux. Lui, dont l’antisémitisme lui a valu d’être exclu par sa propre fille du parti qu’il avait fondé. Qui va exclure Jean-Luc Mélenchon du parti La France Insoumise ? Ce parti va-t-il s’exclure lui-même de la République ? La parole est aux électeurs.


L’énergumène est d’ailleurs tellement convaincu de leur verdict qu’il a déclaré ouvertement à Lyon qu’il ne respecterait pas le résultat d’un vote défavorable. Son espoir est, au demeurant, que le scrutin présidentiel soit en faveur de ceux qu’il nomme les fascistes, et que, par voie de conséquence, l’affrontement décisif des extrêmes se fera dans la rue.


Mélenchon et ses amis qui se disent anti fascistes truandent le sens des mots. Dans le Larousse, on peut lire pour la définition de  « fascisme » : « 1. Régime établi en Italie de 1922 à 1945, fondé sur la dictature d'un parti unique, l'exaltation nationaliste et le corporatisme. 2. Doctrine ou tendance visant à installer un régime autoritaire rappelant le fascisme italien ; ce régime lui-même. 3. Attitude autoritaire, arbitraire, violente et dictatoriale imposée par quelqu'un à un groupe quelconque, à son entourage. »

En fait, dans le language courant le fascisme est le troisième sens, et l’on doit reconnaître que celui-ci décrit parfaitement Jean-Luc Mélenchon et son positionnement politique.


L’antisémitisme étant le fils naturel du fascisme de droite ou de gauche, on comprend que Mélenchon exploite ce fond de commerce. Epstein est  l’incarnation du Diable. Il séduit et corrompt. Même mort, il resurgit pour la damnation des âmes faibles qui ont succombé à ses manigances. Comme le prince des démons, il sert à impressionner les crédules… comme tous les dépravés, il déconsidère la démocratie accusée de permettre ce genre de monstruosité. Une aubaine pour Mélenchon. Epstein ne pouvait être que Juif, et prononcer son nom à l’américaine est un complot sioniste.


On entend créditer Mélenchon d’une « vraie stratégie » qui consisterait à bétonner sa base électorale, se réservant de se réhabiliter par des paroles modérées à l’approche des présidentielles, tout en se multipliant par hologramme pour donner l’illusion de la modernité. C’est lui accorder un machiavélisme au dessus de ses moyens. Il n’est pas nécessaire d’être intelligent pour être antisémite, c’est plutôt l’inverse qui est vrai. L’homme est simplement têtu, il ne supporte pas d’avoir tort. Ce trait de caractère, il l’a démontré dans l’affaire Quatennens, il le renforce dans le cas de la Jeune Garde dont il pense, en outre, avoir besoin pour la phase de contestation des présidentielles perdues. Il sait pertinemment que sa disqualification n’est pas passagère.


Le réel danger que court notre pays n’est pas dans les talents supposés de Mélenchon, il est dans la couardise d’une gauche sans honneur qui fera la courte échelle à cet homme qui sans elle serait invisible.

 
 
 

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