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Paris brûle-t-il ?

il y a 9 heures
5 min de lecture




C’est évidemment le factieux Mélenchon qui pose la question d’Adolf : Paris brûle-t-il ? Sa posture de pompier/pyromane ne trompe personne. Les meutes d’émeutiers sont lâchées. Son discours sur la violence légitime de ceux qui manifestent et sont soutenus sur le terrain par ses lieutenants procède du même procédé réthorique que son antisémitisme vénéneux : allumer le feu, attiser les braises, puis faire mine de déplorer l’incendie.


En encourageant les lycéens à bloquer et saccager leurs établissements d’enseignement et en les y aidant par des brigades volantes, au mépris du principe sacré de la vraie gauche qui veut que l’on ne touche pas à l’outil de travail, il a allumé un feu de brousse.


Des revendications ? Les lycéens ont eu bien de la peine à en trouver de crédibles. Les horaires, les professeurs manquants, ne méritaient pas un tel charivari. Et pourquoi ne pas protester contre les menus aux réfectoires, et réclamer les fromages « et » desserts comme un dû imprescriptible ?


Quant à Parcours Sup, rendu inévitable par l’institution d’un Baccalauréat, véritable droit de l’homme qu’il faut pour y échouer en faire la demande, en réclamer l’abolition est une absurdité, dès lors que l’on refuse la sélection par l’examen ou le concours. C’est aussi une bizarrerie à l’heure où les prépas et les écoles supérieures se payent à prix d’or, et que nul n’évoque ce problème réel.


Mais qui s’en offusque ? Nos chers petits ont toujours raison. Dans les médias, c’est la farandole des excuses et justifications. On aurait compris que les enfants manifestent contre l’interdiction des réseaux sociaux et des portables, ou mieux encore pour dénoncer les menaces que les IA font peser sur leur avenir sans que quiconque ne s’en soucie. Il n’en a rien été, ces sujets de mécontentement ou d’inquiétude pertinents n’ont pas été évoqués, preuve que les lycéens étaient manipulés.


Paris est une fête, écrivait Hemingway, mais cette fois ce fut celle des excités casseurs/pilleurs entraînés par des bandes organisées surentraînées de type Black blocs, et la fête a battu son plein dans toute la France urbanisée. Jamais le Quand on arrive en ville de Balavoine n’a été plus actuel.


Oui, Paris a brûlé, mais pas seulement. À Marseille, Lille, Bordeaux, Lyon, on s’est attaqué au Préfet et aux Mairies, et à Limoges celle-ci a été incendiée avec des images rappelant le drame de Notre-Dame de Paris. Mais cette fois ce n’était pas un accident, et l’on connait les coupables. Le choix des cibles par les émeutiers révèle une volonté destructrice de la République. Les Mairies de gauche n’ont pas été épargnées par des assaults clairement révolutionnaires. Cela avait toute l’apparence d’une leçon que Mélenchon administrait en priorité aux socialistes. Audiart aurait dit, il leur a montré qui c’est Raoul.


Face à cette sédition, la France n’a rien à opposer car elle est dirigée par des pleutres. Quel maintien de l’ordre peut-on espérer quand on exige des policiers qu’ils fassent peuvent d’empathie vis-à-vis des casseurs/pilleurs ? Quel respect peuvent attendre les Maires de gauche qui se joignent aux manifestations où l’on crie : « la police tue », et où les drapeaux palestiniens et algériens supplantent le tricolore.


Thucydides le disait : la force de la cité n’est pas dans ses remparts, mais dans le caractère des citoyens. On peut dire que c’est notre méritocratie pour les nuls qui a produit ces énergumènes qui se permettent tout, sachant qu’ils resteront impunis. Ainsi l’on voit croître les rangs des amateurs de chaos jubilatoire. Ces moutons enragés ne se rendent pas compte qu’ils sont instrumentalisés, ils se croient invités au festin des pillages mais au bout de la journée ils seront au menu du souper de leurs nouveaux maîtres.


Affligeant aussi, le spectacle des médias où, à de rares exceptions, ce fut un festival de clichés tendant au mieux à mettre sur le même pied les violences des casseurs et celle légale des forces de l’ordre, mais le plus souvent attachés à condamner les « violences policières ».


Comme ces fanatiques qui se servent des femmes et des enfants comme boucliers humains, les extrêmes gauche exploitent la tendresse naturelle et l’indulgence que l’on éprouve à l’égard de nos adolescents pour protéger leurs entreprises de démolition de la République.


Curieusement, le 17 octobre était annoncée comme une manifestation « contre la vie chère ». L’expression est étrange. Par sa généralité elle ne désigne rien de précis, sans doute pour donner l’illusion que convergent des intérêts divergents. On aurait pu aussi bien défiler contre le ciel gris ou les cors aux pieds. Ces cortèges n’appelaient aucune réponse concrète. Il n’est pas surprenant qu’ils aient été effacés par les organisateurs du chaos qui les ont accompagnés.


Stupeur et tremblement, dirait Amélie Nothomb. Ces émotions ont saisi les honnêtes gens, décontenancés par la disproportion des comportements de manifestants vite convertis en émeutiers. Nombreux ont dû être les Français écœurés par la mauvaise foi des édiles impuissants qui imputent leur humiliation à une doctrine défaillante du maintien de l’ordre, alors qu’ils ne cessent de réclamer que l’on désarme la police.


Cet épisode navrant pourrait donner le sentiment que la jobardise de Mélenchon paye. En vérité, il fait, volontairement ou non, la campagne de Marine Le Pen, en rendant inaudible le discours des raisonnables. S’il continue dans cette  voie, le vote RN ne sera plus une expression de rejet des autres partis, mais une franche et massive adhésion. Le Machiavel des banlieues devrait se souvenir qu’en juin 1968, le parti Gaulliste, l’UDR a obtenu une majorité absolue qu’elle a exercée jusqu’en 1973, malgré le départ du Général en 1969. Le bourgeois aime bien qu’on l’épate, mais il déteste la chienlit, et abomine les destructeurs de biens publics et du patrimoine national. Ce fut, disait-on, une vague bleue, et cette fois elle pourrait bien être bleue marine.


Contraint à s’exprimer, Emmanuel Macron a plaidé et tenté de se justifier, mais le rôle  du Président de la France n’est pas de commenter et ratiociner, son devoir est de décider et cela il ne l’a pas fait. « J’attends des réponses claires » a-t-il dit, alors que ce sont le Français qui en attendent de lui. Un chef qui ne cheffe pas est un inutile et a ce niveau l’inutilité est la marque d’un nuisible. Combien coûteront aux contribuables ces journées de le honte ? Au fond presque rien, en comparaison de la facture globale de la décennie Macron… et assez peu au regard des six mois qui nous séparent encore de l’élection présidentielle.


Comme la décence l’exigeait, le Ministre de l’Intérieur a présenté sa démission, que l’Elysée a refusée, comme avait été refusée celle de la Présidente du Musée du Louvre après le fiasco du vol de joyaux de la Couronne de France. Le principe d’irresponsabilité qui est devenu constitutionnel est ainsi respecté.


L’Histoire jugera. Autant en emporte le vent



 
 
 

1 commentaire


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il y a 2 heures

Rappel : le 17 octobre 1961, rue de Charonne à Paris, la police a violemment réprimé une manifestation organisée par le FLN; cette répression a fait plusieurs morts (le chiffre exact n'a jamais été connu) et de nombreux blessés parmi les algériens qui manifestaient. Je ne sache pas que l'Algérie ait depuis sa création en 1962 oublié cet évènement, ni les Frères Musulmans.

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