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Un droit nouveau, vraiment ?

  • Photo du rédacteur: André Touboul
    André Touboul
  • 1 juin 2025
  • 1 min de lecture




Non, la maladie n’est pas susceptible d’altérer la liberté, comme l’écrit Ferry, elle en est le critère. Être vraiment malade n’est pas souffrir, vivre est une souffrance permanente, c’est ne plus se sentir libre.


Dans la maladie le corps lutte pour survivre, par instinct de conservation, jusqu’au bout  de ses forces. La liberté n’a aucune place dans ce combat. Certes, le mental tient un rôle dans cette lutte finale. Il soutient l’effort de la machine en lui interdisant de se laisser aller. L’extrême onction que l’on retrouve dans presque toutes les religions sous une forme ou une autre, a pour objet de libérer l’agonisant de son obstination à vivre qui est inscrite dans sa condition de vivant.


Que vaut un droit que l’on ne peut exercer que si l’on est libre, alors qu’on ne l’est pas ?


De tous les exemples que l’on donne des incurables qui veulent en toute liberté en finir, on peut douter.  Si le libre arbitre est présent, il s’agit purement et simplement d’un suicide en pleine clairvoyance, par désintérêt de la vie.


Dans la logique de ce « droit », il faudrait s’interdire de sauver de la mort ceux qui commettent des tentatives de suicides, et si l’on veut appliquer l’article qui pénalise la tentative de dissuasion, poursuivre tous les aidants à vivre. Telle est la logique de mort qui ne souffre pas de « en même temps » avec celle de vie.

 
 
 

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